Deux hommes, une nuit inoubliable
Deux hommes pour moi : le fantasme devient réel
Le satin noir de ma nuisette glissait contre ma peau nue quand j’ouvris la porte. Il était vingt heures passées, et dehors la nuit avait tendu son voile bleu marine sur Paris. Dehors, tout semblait calme, ordinaire. Mais à l’intérieur, dans l’appartement légèrement tamisé, quelque chose vibrait déjà. Une attente, un frisson, un jeu qui n’attendait que de commencer.
Je n’avais rien dit clairement. Juste une invitation. Ambiguë, certes. Mais j’avais choisi chaque mot avec soin, chaque promesse cachée dans les silences. Et ils avaient tous les deux répondu. Ce soir, ils viendraient… ensemble.
Je me souviens encore de mon souffle plus court quand j’ai reçu les deux messages. Clément : « J’arrive à vingt heures. Une bouteille de vin et les yeux affamés. » Et ensuite, Nathan, presqu’en même temps : « J’espère que tu te souviens de ce que tu m’as dit la dernière fois. Moi, je n’ai pas oublié. »
Je m’étais regardée longuement dans le miroir. La nuisette ne cachait rien. En dentelle fine, fendue sur le côté, elle laissait entrevoir la rondeur de mes hanches, mes seins sans soutien-gorge, leurs pointes déjà tendues par le simple fait d’anticiper ce qui allait suivre.
J’avais attaché mes cheveux hauts, en chignon lâche, volontairement imparfait. Ma bouche rouge comme un fruit croquant. Et entre mes cuisses, un petit plug anal gris perle, à la base ornée d’un bijou. Juste pour moi. Juste pour sentir, à chaque mouvement, cette pression délicieuse, ce début de tension.
Quand j’ai entendu frapper, mes doigts ont frôlé le dos du canapé. Ma respiration s’est ralentie. Je n’étais pas nerveuse. J’étais… affamée.
Je suis allée ouvrir. Lentement, volontairement. Clément était là, le regard basculant immédiatement sur mon corps. Il ne dit rien. Il sourit. Ce sourire toujours un peu moqueur, un peu trop sûr de lui. Il portait une chemise blanche, légèrement ouverte au col, et un jean sombre. Ses lunettes carrées, ses cheveux décoiffés… il semblait taillé pour m’observer comme il aimait le faire. Longuement. En silence. Jusqu’à faire monter la fièvre sous ma peau.
Je me suis écartée pour le laisser entrer. Il a passé près de moi, très près. Son bras a frôlé ma hanche nue.
– Jolie tenue, dit-il sans se retourner.
– J’ai hésité. Puis je me suis souvenue de ce que vous aimiez tous les deux.
Il a posé la bouteille sur le comptoir, puis s’est tourné vers moi. Il s’était adossé, les bras croisés, et me regardait. Fixement. Je sentais déjà ses yeux m’effeuiller.
J’allais répondre quand on frappa à nouveau. Cette fois, mon cœur accéléra. Je savais que, là, maintenant… tout commençait.
Nathan entra. Il avait ce regard noir, intense, presque animal. Son long manteau sombre, ses bottes fines, sa barbe de quelques jours… Il dégageait quelque chose de plus brut, plus instinctif. Moins dans la retenue. Et son regard, en glissant sur moi, ralluma aussitôt la chaleur entre mes cuisses.
– Je vois que j’arrive au bon moment, murmura-t-il.
– Tu arrives toujours au bon moment, répondis-je doucement.
Je me suis tournée pour revenir vers le salon, laissant volontairement ma nuisette s’ouvrir un peu plus sur la cambrure de mes reins. J’entendais leurs pas derrière moi. Deux présences, deux souffles différents. Une tension entre eux. Ils ne s’étaient jamais retrouvés ensemble dans mon espace. Mais je savais qu’ils le voulaient autant que moi.
Dans le salon, la lumière était douce. Quelques bougies, un fond sonore discret – du trip-hop sensuel, presque hypnotique. Les coussins disséminés sur le tapis. La table basse accueillait déjà un bandeau en soie noir, une paire de menottes ouvertes, et un petit paddle en cuir fin. Je ne les avais pas cachés. Ce soir, il n’y aurait pas de demi-mesure.
Clément s’était assis dans le fauteuil à droite. Nathan, debout derrière le canapé, me regardait étrangement. Un mélange de désir brut et d’interrogation.
– Alors… c’est quoi le programme ? demanda-t-il.
Je suis venue me placer devant eux. J’ai glissé un doigt le long de ma cuisse, jusqu’à la naissance de mon entrejambe, juste assez pour que la dentelle remonte légèrement.
– Et si je vous laissais choisir, tous les deux ?
Un silence. Chargé. Électrique. Clément s’était redressé légèrement, son regard rivé sur la naissance de mes seins. Nathan s’était approché d’un pas. Très lentement.
– Tu réalises qu’on n’a pas l’habitude de partager, tous les deux… dit-il à Clément, sans me quitter des yeux.
– Mais elle, elle veut ça. Et je pense qu’elle sait très bien comment jouer avec nous. Regarde-la… elle est déjà prête, répondit Clément.
Je sentais ma respiration changer. Le plug en moi me rappelait ma soumission choisie. Mes cuisses se resserraient, presque comme un réflexe. Et dans cet espace… je savais que le moindre mot pouvait faire basculer la soirée.
– Vous pouvez parler de moi à la troisième personne, dis-je lentement, mais je suis très capable de vous montrer ce que je veux.
Je m’approchai de Clément. M’agenouillai entre ses jambes. Mes mains caressaient son jean, lentement, sans le défaire. Juste frôler. Juste sentir ses cuisses se tendre sous le tissu.
Je levai les yeux vers lui. Il inspira fort.
– Tu veux jouer les petites soumises, ce soir ? souffla-t-il.
– Je veux jouer tout court. Et ce soir… j’ai envie d’être prise. Par vous deux.
Je sentis Nathan derrière moi. Sa chaleur. Ses mains à peine posées sur mes épaules.
– Tu sais ce que tu demandes, chuchota-t-il ? Tu vas nous avoir tous les deux. En même temps. Sans limite.
J’ai fermé les yeux. Une vague de plaisir montait déjà, rien qu’à les entendre. Rien qu’à imaginer leurs deux corps contre le mien, leurs mains, leurs langues, leurs sexes contre ma peau brûlante…
– C’est exactement ce que je veux.
Leurs respirations s’étaient rapprochées. Lentement, inéluctablement. Le vin attendait sur le comptoir. Les accessoires étaient là. Le premier baiser n’était pas encore venu. Mais déjà, ma peau brûlait. Mon sexe pulsait. Mon dos se cambrait au moindre frôlement.
Ce n’était plus un fantasme. C’était réel. Et j’étais prête à aller jusqu’au bout.
Ils étaient là. Tous les deux. L’un assis, l’autre debout. Leurs regards me déshabillaient plus encore que la dentelle de ma nuisette ne le permettait. Et moi, à genoux entre les jambes de Clément, je les sentais m'encercler, me jauger, me désirer. Tout mon corps vibrait d’anticipation.
Clément glissa une main dans mes cheveux, laissa ses doigts se refermer doucement autour de ma nuque.
– Tu joues à quoi, exactement ?
– Je ne joue pas, soufflai-je. Je m’offre.
Je sentis Nathan s’accroupir derrière moi. Ses mains effleurèrent mes hanches, remontèrent lentement jusqu’à la naissance de mes reins, là où le tissu s’ouvrait. Il s’arrêta sur le bijou gris perle de mon plug anal, le fit tourner doucement du bout du doigt.
– Coquine… Tu nous attends déjà remplie.
Je tremblai légèrement. Ce simple contact me fit contracter les cuisses. Le plug vibrait doucement à l’intérieur, à chaque mouvement.
– Je veux être encore plus pleine, murmurai-je.
Clément émit un léger grognement, entre l’excitation et la surprise.
– Elle est sérieuse, putain.
– Elle est prête, surtout, répondit Nathan derrière moi, sa voix plus rauque.
Il se redressa, et je le sentis contourner le canapé pour attraper quelque chose sur la table basse. Le bandeau en soie. Il le passa lentement autour de mes yeux, et je le laissai faire, docile. L’obscurité m’envahit aussitôt, exacerbant chaque sensation, chaque souffle.
– Tu ne verras rien… mais tu vas tout sentir.
Je souris. Mon cœur battait plus vite.
Le cuir de la petite cravache claqua doucement contre ma cuisse. Pas pour faire mal. Juste pour prévenir. Pour réveiller mes nerfs. Je sursautai légèrement.
– Sensible… comme toujours, dit Clément en caressant l’intérieur de ma jambe.
Ses doigts remontèrent, effleurèrent ma culotte invisible, juste une fine bande de dentelle entre mes lèvres déjà mouillées. Il la tira doucement sur le côté. Mon sexe s’ouvrit à l’air tiède de la pièce. Une goutte s’échappa de moi. Je l'entendis retenir son souffle.
– Elle dégouline, Nathan. Tu vas adorer ça.
Je haletai, entre leurs voix, leurs gestes, leurs odeurs. Mon corps n’était plus qu’un terrain de jeu. Une offrande. Et je les voulais tous les deux.
Clément se leva, me laissant à genoux. Nathan me saisit alors doucement par la taille et m’allongea sur le tapis, nue sous ma nuisette grande ouverte. Mes jambes s’écartèrent naturellement, invitées par sa main ferme. Il se pencha sur moi, et sa langue effleura mes lèvres humides, juste un instant.
– Je vais te goûter plus tard. Mais pas maintenant.
Il s’éloigna. Et je gémis doucement, frustrée. Aveugle, offerte, mon sexe palpitait dans le vide.
Une main glissa entre mes seins, les pinça légèrement. Une autre me caressa la gorge. Deux hommes. Deux présences. Deux rythmes.
– Tu vas nous dire ce que tu ressens, dit Clément près de mon oreille. Chaque fois. Tu nous appartiens ce soir.
– Oui…
Un doigt entra en moi. Lentement. Puis un deuxième. C’était Nathan. Je reconnus sa façon de me tenir, ferme, possessive. Il bougea en moi, lentement, faisant glisser ses doigts contre les parois trempées de mon sexe. Je me cambrai, cherchant plus.
– Dis-nous, murmura-t-il. Comment tu te sens ?
– Remplie… étirée… mais je veux… je veux vos mains… vos sexes contre moi… vos voix…
Clément se pencha sur mon ventre, l’embrassa en descendant. Sa langue suivait un chemin lent, chaud, précis. Il s’arrêta juste au-dessus de mon clitoris, souffla dessus. Je frémis violemment.
– Tu n’as pas idée de ce que tu nous fais…
Je me sentais tremblante, offerte, le plug anal vibrant à chaque mouvement. Mon sexe palpitait autour des doigts de Nathan, et les lèvres de Clément effleuraient à peine mon clito, comme s’il voulait me rendre folle.
– Je suis à vous, soufflai-je. Faites-moi perdre la tête.
– Pas encore, répondit Nathan. On veut te voir supplier d’abord.
Il retira ses doigts. Je gémis, frustrée. À la place, je sentis quelque chose de froid sur mon sexe. De l’huile. Du lubrifiant. Puis un petit objet lisse, vibrant, pressé doucement contre mon clitoris. Un sextoy. Un mini-vibromasseur. Je reconnus immédiatement ce modèle : précis, redoutable. Et dans mes ténèbres de soie, je me préparai au choc.
La vibration commença, douce au départ. Mon bassin se souleva. Clément me tenait les cuisses, écartées, ouvertes. Nathan gérait les intensités. Lentement. Trop lentement.
– Tu veux jouir ? demanda-t-il.
– Oui…
– Tu ne peux pas. Pas tant qu’on ne l’a pas décidé.
Je criai presque. Le vibromasseur était monté d’un cran. Ma respiration devint erratique. Le plug en moi vibrait aussi, amplifiant chaque onde de plaisir. Je n’étais plus qu’une masse de nerfs tendus. Mes mains agrippaient le tapis. Ma bouche ouverte n’arrivait plus à articuler.
– Elle va exploser, murmura Clément. Regarde comme elle tremble.
– Pas encore, répondit Nathan. Pas sans nos queues contre elle.
Il coupa la vibration d’un coup. Je hurlai, de frustration cette fois.
– Non… non… s’il vous plaît…
– Elle supplie déjà, ricana Clément. Et on n’a même pas encore défait nos pantalons.
J’enlevai le bandeau, brusquement. J’avais besoin de les voir. Leurs yeux. Leurs sourires. Leur désir. Et ce que je vis me fit perdre un battement de cœur.
Ils étaient debout, devant moi. Tous les deux. Leurs chemises ouvertes, leurs pantalons défaits. Leurs sexes dressés, durs, magnifiques. Et leurs regards… affamés.
– Tu penses pouvoir en prendre deux ? demanda Clément.
– J’en ai rêvé tellement de fois…
– Alors tu vas être exaucée, dit Nathan. Mais à nos conditions.
Il me tendit les menottes. Je les pris, sans un mot. Et je me retournai, à genoux, les bras derrière le dos. Offerte.
– Attache-moi.
Le cliquetis métallique des menottes résonna étrangement doux à mes oreilles. Et dans le silence, je les sentis s’approcher. Leurs membres frôlèrent mes joues, mes lèvres. Je les léchai l’un après l’autre, lentement, comme une promesse.
Ils allaient me posséder. Ensemble. Bientôt.
Clément fut le premier à me prendre. Il s’agenouilla derrière moi, ses mains fortes écartant mes fesses, exposant le bijou gris perle qui brillait entre mes plis humides. Il le retira lentement, avec une patience presque cruelle, laissant mon corps frémir du vide soudain, de cette absence brûlante.
– Tu es déjà dilatée… prête à tout, souffla-t-il en caressant doucement l’entrée de mon anus.
Je haletai. Nathan me tenait par les épaules, son sexe dur glissant contre mes lèvres. Je l’embrassai, le léchai, le pris en bouche avec une envie brutale. Il grogna, m’attrapa par les cheveux pour contrôler la cadence.
Derrière, Clément entra. Lentement. Un gémissement s’échappa de moi, étouffé par la queue de Nathan dans ma gorge. Mon corps s’arque, tiraillé entre les deux, empli, étiré, possédé.
Ils bougeaient en rythme, parfaits, comme s’ils se répondaient sans un mot. Leurs souffles se mêlaient aux miens. Les claquements de peau, les gémissements rauques, le bruit humide de mon sexe malmené… tout vibrait autour de moi.
– Regarde-la, dit Nathan. Elle nous prend tous les deux. Et elle en redemande.
Je voulais répondre, mais je n’étais que bouche, gorge, sexe et nerfs. Le plaisir montait en vagues pressantes, incontrôlables. Le plug avait préparé mon corps, mais ce qu’ils me faisaient dépassait tout.
– Vous êtes en moi… partout… Je… je vais…
Clément accéléra, brutal, profond. Nathan se retira de ma bouche pour me regarder, le regard noir de désir. Il me gifla doucement la joue, juste assez pour me faire revenir à lui.
– Tu ne jouis pas sans notre accord, tu te souviens ?
Je mordis ma lèvre, tremblante. Mon corps criait. Ma chatte contractait déjà, incontrôlable.
– S’il vous plaît… laissez-moi… jouir…
Ils échangèrent un regard. Puis Nathan me saisit par la gorge, et Clément se cambra contre mes reins.
– Maintenant, murmura-t-il.
Je hurlai. Mon orgasme explosa en moi comme une tempête. Mes jambes se dérobèrent, mes bras tiraillés par les menottes. Ma chatte se contractait autour de Clément, encore et encore, tandis que Nathan me caressait, m’embrassait, murmurait des mots crus à l’oreille.
Je ne savais plus où j’étais. Juste que j’étais prise. Aimée. Comblée.
Ils jouirent presque en même temps. Clément en moi, profond, brûlant. Nathan sur ma poitrine, haletant, sa main serrée dans mes cheveux. Leurs râles me traversèrent comme une récompense.
Nous restâmes là, un moment. Nus, emmêlés, encore vibrants du plaisir partagé.
Clément s’étira, passa une main dans mes cheveux.
– Tu es… incroyable.
– Je crois que je ne réalise pas encore, soufflai-je. C’était… au-delà de tout ce que j’avais imaginé.
Nathan sourit, s’allongea à côté de moi. Sa main glissa sur mon ventre, paresseuse.
– Tu crois que tu pourrais recommencer ?
Je tournai la tête vers lui, un éclat de malice dans les yeux.
– Pas maintenant. Mais bientôt. Peut-être avec un petit jeu de rôle en plus… ou un autre jouet ?
Clément se redressa, attrapa la bouteille de vin restée sur le comptoir. Il la déboucha d’un geste lent, puis nous servit trois verres.
– À ton fantasme devenu réalité, dit-il en levant le sien.
Je trinquai, nue, encore tremblante, le goût de leurs corps sur ma langue.
– Et à ceux qu’on n’a pas encore explorés…
👉 cliquez ici
– Jérémie M.
Auteur de récits érotiques sur Dessous-Femme.fr