Image d'une femme en peignoir, illustrant le récit La femme mariée et le livreur — mais avec une vraie psychologie, où Camille, consultante en ressources humaines, se retrouve confrontée à ses désirs inavoués lors d

La femme mariée et le livreur — mais avec une vraie psychologie

Quand Camille croise le regard du livreur, son monde bascule. Un désir brûlant s'installe entre eux, révélant des secrets enfouis.

La femme mariée et le livreur — mais avec une vraie psychologie

La femme mariée et le livreur : quand le désir s'invite à ma porte

Je m'appelle Camille, j'ai trente-quatre ans, et je suis mariée depuis huit ans à un homme que j'aime. Je tiens à le préciser d'emblée, parce que ce qui va suivre pourrait laisser croire le contraire. Mon mari voyage beaucoup pour son travail, parfois deux semaines d'affilée. Je suis architecte d'intérieur, je travaille souvent depuis la maison, seule avec mes plans, mes échantillons de tissu et le silence de notre appartement trop grand.

Cette histoire de femme mariée infidèle avec un livreur, je l'ai vécue un mardi de novembre. Un de ces jours gris où la pluie ne cesse pas vraiment, où elle s'installe comme une présence molle contre les fenêtres. Marc était parti depuis six jours. Six jours sans être touchée, sans sentir une main sur ma hanche au réveil, sans cette chaleur d'un autre corps contre le mien dans le lit.

Je ne cherchais rien. C'est important que vous le sachiez. Je n'avais pas prévu de tromper mon mari, je n'avais pas fantasmé sur le livreur comme dans ces scénarios ridicules qu'on voit partout. Mais le désir, le vrai, celui qui vous prend aux tripes sans prévenir, il ne demande pas la permission.

J'avais commandé des échantillons de papier peint pour un projet. Trois rouleaux, rien d'extraordinaire. La livraison était prévue entre quatorze et dix-huit heures. Je travaillais sur mon ordinateur, en legging noir et pull oversize, les cheveux attachés n'importe comment, sans maquillage. Pas exactement la tenue de la séductrice fatale.

À seize heures vingt-trois, la sonnette a retenti.

Le regard qui a tout changé

J'ai ouvert la porte sans réfléchir, mon téléphone encore à la main, à moitié concentrée sur un mail que je relisais. Et puis j'ai levé les yeux.

Il n'était pas beau au sens classique. Pas du tout. Il avait peut-être vingt-huit ans, un visage un peu anguleux, le nez légèrement de travers comme s'il avait été cassé autrefois. Des cheveux châtains coupés court, humides de pluie. Une barbe de trois jours qui lui mangeait les joues. Mais ses yeux. Ses yeux étaient d'un vert sombre, presque kaki, et quand ils se sont posés sur moi, j'ai senti quelque chose remuer dans mon ventre.

- Madame Verlaine ? Colis pour vous.

Sa voix était grave, un peu rauque. Il portait l'uniforme de la société de livraison, un polo bleu marine délavé qui moulait des épaules larges, pas musclées comme à la salle de sport, mais solides, de celles qu'on forge en portant des charges toute la journée.

- Oui, c'est moi. Merci.

J'ai tendu la main pour prendre le colis. Nos doigts se sont frôlés. Un contact banal, insignifiant, qui n'aurait dû rien provoquer. Mais j'ai senti sa peau chaude malgré le froid extérieur, et j'ai retenu mon souffle une demi-seconde de trop.

Il l'a remarqué. Je l'ai vu à la façon dont ses pupilles se sont légèrement dilatées, dont son regard s'est attardé sur mon visage avant de descendre, furtivement, vers ma poitrine que le pull ne cachait pas vraiment.

- Vous signez là, s'il vous plaît.

Il m'a tendu son appareil électronique. Je me suis penchée pour signer, consciente soudain de mon absence de soutien-gorge, de la façon dont le tissu du pull glissait sur mes seins. Quand j'ai relevé la tête, il n'avait pas détourné le regard.

Il pleuvait toujours. Des gouttes s'écrasaient sur le palier derrière lui, formant des flaques sombres sur le béton. Son polo était trempé aux épaules, plaqué contre sa peau.

- Vous êtes trempé, ai-je dit. C'est une observation idiote, évidente, mais c'est ce qui est sorti.

- Ça fait partie du métier.

Il a souri. Un demi-sourire, un coin de lèvre relevé, qui a creusé une fossette inattendue sur sa joue gauche. Mon cœur s'est emballé. Littéralement. J'ai senti les battements s'accélérer dans ma poitrine, dans mes tempes, entre mes cuisses.

- Vous voulez... Je ne sais pas, un café ? Le temps que ça se calme un peu ?

Les mots sont sortis tout seuls. Je ne les avais pas prévus. Une partie de mon cerveau hurlait que c'était une très mauvaise idée, que j'étais mariée, que c'était un inconnu, que ça ne se faisait pas. Mais une autre partie, plus ancienne, plus animale, ne voulait pas qu'il parte.

Il a hésité. J'ai vu le conflit passer dans ses yeux, le professionnalisme contre autre chose. Puis il a regardé derrière lui, la pluie battante, et il a hoché la tête.

- Juste cinq minutes alors.

Je l'ai fait entrer. L'appartement sentait le café de ce matin et l'encens que j'avais brûlé plus tôt, un mélange de santal et d'ambre qui me suivait partout. Il a regardé autour de lui, les plans étalés sur la table du salon, les échantillons de tissu, les livres d'architecture empilés.

- Vous faites quoi comme travail ?

- Architecte d'intérieur.

- Ça explique. C'est beau chez vous.

Je suis allée à la cuisine. Mes mains tremblaient légèrement quand j'ai sorti deux tasses. Je sentais son regard sur moi, sur mes hanches, sur mes fesses que le legging moulait sans pitié. J'aurais dû me sentir gênée. Je me sentais vivante.

- Vous prenez du sucre ?

- Non, noir.

Je me suis retournée avec les deux tasses. Il s'était rapproché, adossé au plan de travail, à moins d'un mètre de moi. De près, je pouvais voir les petites rides au coin de ses yeux, une cicatrice fine sur son menton, les poils de sa barbe qui n'étaient pas tout à fait uniformes. Des imperfections qui le rendaient réel, tangible, désirable.

- Comment vous vous appelez ? ai-je demandé.

- Thomas.

- Camille.

Il a pris sa tasse. Nos doigts se sont encore frôlés. Cette fois, ni lui ni moi n'avons fait semblant de ne pas le sentir.

- Votre mari n'est pas là ?

La question était directe. Presque brutale. Il avait vu mon alliance, évidemment. Je ne l'avais pas retirée. Je ne retirerais pas.

- Non. Il voyage beaucoup.

- Ça doit être dur.

Ce n'était pas une question. C'était une porte qu'il m'ouvrait, une invitation à dire ce que je n'osais pas m'avouer à moi-même. La solitude. Le manque. Ce besoin viscéral d'être regardée, touchée, désirée par quelqu'un de présent, de là, maintenant.

- Parfois, oui.

Le silence qui a suivi était chargé d'électricité. La pluie tambourinait contre la fenêtre de la cuisine. L'odeur du café se mêlait à celle de l'encens et à quelque chose d'autre, quelque chose de plus animal. L'odeur de sa peau humide, de sa sueur sous le polo trempé.

- Je devrais partir, a-t-il dit sans bouger.

- Oui. Probablement.

Aucun de nous n'a bougé.

Le basculement

C'est moi qui ai fait le premier geste. Je me le suis répété des dizaines de fois depuis, je l'assume pleinement. J'ai posé ma tasse sur le comptoir, j'ai fait un pas vers lui, et j'ai posé ma main à plat sur son torse.

Son cœur battait aussi vite que le mien. Je le sentais sous ma paume, à travers le tissu humide de son polo. Il a fermé les yeux une seconde, comme s'il luttait contre lui-même. Et puis il les a rouverts, et j'y ai lu une faim qui répondait à la mienne.

Sa main s'est posée sur ma nuque. Ses doigts étaient calleux, rugueux, pas du tout comme ceux de Marc. Il m'a attirée vers lui et il m'a embrassée.

Ce n'était pas un baiser doux. C'était un baiser de faim, de manque, de tout ce qu'on s'était dit sans parler depuis qu'il avait franchi la porte. Sa langue a forcé mes lèvres, a trouvé la mienne. Il avait un goût de café et de pluie. Ses dents ont mordu ma lèvre inférieure, pas assez fort pour faire mal, juste assez pour m'arracher un gémissement.

- On ne devrait pas, j'ai murmuré contre sa bouche.

- Je sais.

Ses mains sont passées sous mon pull. Elles étaient chaudes sur ma peau, larges, possessives. Il a remonté le tissu, découvrant mon ventre, mes côtes, mes seins nus. J'ai frissonné, pas de froid.

Le désir qui dévore tout

Il m'a soulevée d'un geste et m'a assise sur le plan de travail. Le marbre était froid sous mes fesses à travers le legging, un contraste saisissant avec la chaleur de ses mains sur mes seins. Il les a pétris sans douceur, a pincé mes tétons entre ses doigts, et j'ai gémi comme je n'avais pas gémi depuis des mois.

- Tu mouilles déjà ?

La question, crue, directe, m'a fait rougir et trembler en même temps. Je ne l'avais pas tutoyé encore. Ce tutoiement soudain créait une intimité brutale, immédiate.

- Oui, ai-je avoué dans un souffle.

Sa main est descendue, a glissé dans mon legging, sous ma culotte. Ses doigts ont trouvé ma chatte trempée, ont écarté mes lèvres, ont frotté mon clitoris avec une précision qui m'a fait cambrer les reins.

- Putain, t'es inondée.

J'aurais dû trouver ça vulgaire. Je trouvais ça excitant au-delà des mots. Ma main a cherché son entrejambe, a trouvé sa queue dure à travers le pantalon de travail. Il était épais, tendu, impatient. Je l'ai caressé à travers le tissu et il a grogné contre mon oreille.

- Suce-moi.

Ce n'était pas une question. J'aurais pu refuser, j'aurais dû peut-être, mais je n'en avais aucune envie. Je suis descendue du comptoir, je me suis agenouillée devant lui sur le carrelage froid de ma propre cuisine. J'ai défait sa ceinture, baissé son pantalon, libéré sa bite.

Elle était belle. Pas immense comme dans les pornos, mais épaisse, bien formée, avec une veine qui pulsait sur le côté. Elle sentait le savon et la sueur de la journée, un mélange animal qui m'a fait saliver. J'ai ouvert la bouche et je l'ai prise.

Sa main s'est posée sur ma tête, a agrippé mes cheveux qui s'étaient défaits. Il ne forçait pas, mais il guidait, imposait le rythme. Je suçais sa queue comme je n'avais pas sucé depuis des années, avec une faim que je ne me connaissais plus. Je le prenais au fond de ma gorge jusqu'à manquer d'air, je léchais son gland avec application, je massais ses couilles de ma main libre.

- Putain, t'es douée. Ta bouche est parfaite.

Ses compliments crus m'excitaient plus que n'importe quel mot d'amour. Je sentais ma chatte qui palpitait, qui réclamait d'être remplie. Je glissais ma main libre entre mes cuisses pour me toucher en même temps que je le suçais.

Il m'a relevée avant de jouir. Ses yeux étaient assombris de désir, presque noirs. Il m'a retournée face au comptoir, a baissé mon legging et ma culotte d'un geste brusque. J'ai senti l'air frais sur mes fesses nues, sur ma chatte exposée.

- T'as des capotes ?

La question m'a ramenée à la réalité une seconde. Mon mari et moi n'en utilisions plus depuis des années. Mais dans la salle de bain, il y en avait une boîte, achetée autrefois pour un jeu érotique qu'on n'avait jamais fait.

- Salle de bain. Tiroir de gauche.

Il est parti et revenu en quelques secondes. J'ai entendu le bruit du plastique qu'on déchire, du latex qu'on déroule. Et puis j'ai senti sa bite contre mon entrée, épaisse, brûlante même à travers le préservatif.

- Dis-moi que tu veux que je te baise.

- Je veux que tu me baises.

Il est entré d'un coup. Jusqu'au fond. J'ai crié, de surprise et de plaisir mêlés. Il m'a laissée une seconde pour m'habituer à sa présence en moi, et puis il a commencé à me baiser.

Pas à faire l'amour. À me baiser. C'étaient des coups de reins profonds, réguliers, presque brutaux. Ses mains agrippaient mes hanches avec assez de force pour laisser des marques. Je sentais ses couilles claquer contre ma chatte à chaque poussée, j'entendais le bruit mouillé de nos corps qui s'entrechoquaient.

L'odeur de l'encens était toujours là, mêlée maintenant à celle du sexe, de la sueur, de nos phéromones. Elle imprégnait l'air, imprégnait ma peau. Je savais que je la sentirais pendant des heures après, que chaque fois que je brûlerais du santal, je penserais à ce moment.

- T'es tellement serrée. Putain, ta chatte est incroyable.

Il parlait sans arrêt, des mots crus qui m'excitaient chaque fois davantage. Je me cambrais pour le prendre plus profond, je gémissais sans retenue dans ma propre cuisine, adultère assumée, femme mariée en train de se faire défoncer par un livreur dont je ne connaissais même pas le nom de famille.

Et c'était exactement ce dont j'avais besoin.

Il m'a retournée face à lui, m'a soulevée de nouveau sur le comptoir. Mes jambes se sont enroulées autour de ses hanches, mes talons pressant ses fesses pour l'attirer plus profond. Dans cette position, je voyais son visage, ses yeux qui ne quittaient pas les miens, la sueur qui perlait à ses tempes.

Sa main a trouvé mon clitoris pendant qu'il continuait de me baiser. Il le frottait en cercles rapides, précis, et je sentais l'orgasme monter depuis le fond de mon ventre.

- Je vais jouir, j'ai prévenu.

- Jouis sur ma bite. Je veux te sentir.

La permission, l'ordre, je ne savais plus. Mes cuisses ont commencé à trembler. Ma chatte s'est contractée autour de lui, par vagues successives. J'ai joui en criant son prénom, Thomas, ce prénom d'inconnu, pendant que le plaisir me submergeait comme une marée.

L'extase partagée

Il a accéléré le rythme quand il m'a sentie jouir. Ses coups de reins sont devenus erratiques, urgents. Son souffle était court, haché, brûlant contre mon cou. Je sentais sa bite pulser en moi, je sentais qu'il approchait.

- Où tu veux que je jouisse ?

- En moi. Jouis en moi.

Le préservatif était là, bien sûr, mais le fantasme de ces mots, de cette intimité ultime, c'était ce dont j'avais besoin. Il a poussé une dernière fois, profond, et j'ai senti sa queue tressauter, se vider. Il a grogné contre mon épaule, les dents serrées, les muscles tendus.

Et puis tout s'est arrêté.

Nous sommes restés là, enlacés sur le comptoir de ma cuisine, essoufflés, trempés de sueur. La pluie battait toujours contre les fenêtres. L'encens avait fini de brûler mais son odeur persistait, mêlée maintenant à celle de nos corps, de notre plaisir partagé.

Il s'est retiré doucement. Le vide qu'il a laissé m'a fait frissonner. Il a retiré le préservatif, l'a noué, cherché une poubelle du regard. Je lui ai indiqué celle sous l'évier d'un geste fatigué.

Nous nous sommes rhabillés en silence. Pas un silence gêné, plutôt un silence épuisé, satisfait. Il a reboutonné son pantalon, j'ai remonté mon legging. Mes cheveux étaient un désastre, mes lèvres gonflées, mes joues rouges. Je devais avoir l'air de ce que j'étais : une femme qui venait de se faire baiser intensément.

- Je devrais vraiment y aller, cette fois.

- Oui.

Il a hésité. J'ai vu qu'il voulait dire quelque chose, demander quelque chose peut-être. Un numéro, un autre rendez-vous, une promesse de recommencer.

- C'était... a-t-il commencé.

- Oui, l'ai-je coupé. C'était.

Je ne voulais pas de mots. Les mots auraient transformé ça en autre chose, en une aventure, en une relation. Ce n'était pas ce que c'était. C'était un moment, une parenthèse, un besoin assouvi.

Je l'ai raccompagné à la porte. La pluie s'était calmée, réduite à un crachin léger. Il a ramassé son appareil électronique qu'il avait laissé dans l'entrée, vérifié quelque chose sur l'écran.

- J'ai d'autres livraisons dans le quartier, a-t-il dit. Régulièrement.

Ce n'était pas une question. C'était une information, une possibilité laissée ouverte.

- Je commande souvent des échantillons, ai-je répondu.

Il a souri, ce demi-sourire qui creusait sa fossette. Et puis il est parti, sous la pluie, vers sa camionnette garée en double file.

J'ai refermé la porte. L'appartement était silencieux, saturé de l'odeur de l'encens et du sexe. Je suis retournée dans la cuisine, j'ai regardé le comptoir où il m'avait baisée, les deux tasses de café froides, le désordre de nos corps.

Je n'ai pas culpabilisé. Pas tout de suite. La culpabilité viendrait plus tard, je le savais, par vagues, dans les moments de silence. Mais là, dans l'immédiat, je me sentais vivante. Désirée. Femme.

J'ai pris une douche longue, brûlante. J'ai frotté ma peau comme pour effacer les traces, tout en sachant que certaines marques, celles sur mes hanches où ses doigts avaient appuyé, ne partiraient pas avant plusieurs jours.

Marc appellerait ce soir, comme chaque soir. Je lui parlerais de ma journée, de mes projets en cours, du temps gris. Je ne lui parlerais pas de Thomas, du café jamais bu, de la façon dont j'avais crié le prénom d'un autre dans notre cuisine.

Ce serait mon secret. Notre secret, à ce livreur dont je ne connaissais même pas le nom de famille et à moi. Un secret qui sentait le santal et l'ambre, qui avait le goût de la pluie et du café, qui ressemblait à la faim assouvie d'un après-midi de novembre.

En sortant de la douche, j'ai vu que j'avais reçu un mail de confirmation pour ma commande d'échantillons. Livraison prévue jeudi, entre quatorze et dix-huit heures.

J'ai souri. Et j'ai commencé à réfléchir à ce que je porterais.



– Jérémie M.
Auteur de récits érotiques sur Dessous-Femme.fr

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