Ruelle, plaisirs et menottes
Il m’a pénétrée dans une ruelle sombre
Tout avait commencé par un verre. Un de ces vendredis soirs où l’on veut juste oublier la semaine, se sentir femme, désirable. Ma robe était courte, noire, j’avais opté pour un rouge à lèvres profond et des talons qui claquaient avec autorité sur le pavé. Rien dessous, juste un plug anal d’un rouge bordeaux parfaitement ajusté, une fantaisie que j’aimais secrète, mon arme du soir.
Il n’était pas prévu que je le revoie. Pas après ce regard échangé la semaine d’avant, ce frisson sourd qui m’avait traversée quand ses doigts m’avaient effleurée pour attraper une serviette au comptoir. Ce soir-là, il était là encore. Même veste de cuir, même air de prédateur calme. Il m’observait déjà.
Je m’étais approchée du bar, comme si de rien n’était.
— Un gin tonic, s’il te plaît, avec beaucoup de citron.
Ma voix tremblait légèrement, rien que pour lui. Je sentais ses yeux sur ma nuque, cette chaleur qui me montait sans toucher ma peau. Mon ventre se contractait doucement, comme si mes pensées appelaient déjà ses gestes.
Il m’a rejoint sans un mot. Accoudé à côté de moi. Il respirait lentement, comme s’il écoutait ma tension silencieuse.
— Tu portes quelque chose ? me glissa-t-il.
J’ai souri, sans le regarder.
— Juste une toute petite chose… qui vibre si je veux.
Son soupir discret m’a électrisée. Le bar bourdonnait doucement autour de nous, musique jazzy, conversations étouffées. Mais je n’entendais plus que lui. Mon verre à la main, j’ai croisé son regard sombre, droit, brûlant.
— Viens, souffla-t-il.
Et j’ai suivi. Sans poser de questions. Mes talons frappaient le trottoir, son pas était sûr. La ville était tiède ce soir-là, les réverbères dessinaient des ombres dorées sur les façades, et les ruelles étroites semblaient s’ouvrir pour nous. Il ne m’avait pas touchée, pas encore. Mais mon sexe était déjà éveillé, palpitant, le plug ancré en moi comme un secret partagé, prêt à bondir sous la moindre vibration.
À l’angle d’un immeuble, il s’est arrêté. Une ruelle étroite, presque déserte, à peine éclairée. J’ai senti son souffle contre ma joue.
— T’as envie ?
Je n’ai pas répondu. J’ai baissé les yeux, puis acquiescé lentement. Mon cœur battait contre ma poitrine comme une bête en cage, brûlant d’être libéré. Ses doigts ont glissé sur mon bras, comme s’il gravait d’avance la suite sur ma peau.
Il m’a plaquée doucement contre le mur rugueux. Mon dos s’est tendu au contact tiède de la pierre. L’excitation a vibré, lente et perverse, dans mon ventre, puis entre mes cuisses.
— Ouvre les jambes, très légèrement, murmura-t-il.
J’obéis, tremblante. Il ne m’avait toujours pas embrassée. Pas vraiment. Juste ce souffle, cette présence délicieusement intrusive, son autorité naturelle enveloppant mes pensées.
Sa main s’est posée sur ma gorge, juste là, sans pression. Mais j’ai compris. Je lui appartenais, ici, dans cette ruelle sombre, où seules les ombres pouvaient nous voir. C’était irréel, mais j’étais plus vivante que jamais. Il approcha ses lèvres de mon oreille, effleurant ma peau.
— Tu veux que je l’active ?
Mon souffle a déraillé. J’ai hoché la tête.
— Utilise les mots, ordonna-t-il, grave.
— Oui… active-le. S’il te plaît.
Il glissa la main dans sa poche, actionna quelque chose. Une seconde plus tard, la vibration douce et obstinée a réveillé mes chairs les plus profondes. Ma bouche s’est ouverte dans un soupir muet, mes jambes fléchirent presque.
— Putain…
Il a ri doucement, rauque. Sa main a glissé le long de ma cuisse, remontant lentement sur la dentelle de ma robe, frôlant la peau nue de mes hanches.
— T’aimes ça, hein ? Être exposée, dans cette ruelle, les jambes ouvertes et ce petit jouet en toi…
— Oui…
Le mot m’a échappé, volé à ma pudeur. J’étais offerte à lui avec une docilité brûlante. Et toujours, ce jeu cruel : il ne me touchait pas là. Il regardait mon visage, mes réactions, savourant chaque soubresaut de mon corps rendu hypersensible.
— J’adore te voir ainsi. Vibrante, mouillée… même avant que je ne te pénètre.
Son index a glissé entre mes cuisses, juste au bord de mon sexe. J’étais trempée, gonflée, dilatée de désir. Il joua là, à peine un instant, puis retira sa main.
— Pas encore…
J’ai gémi, impatiente, frustrée. Il approcha alors ses lèvres de ma bouche, à quelques millimètres seulement. Mais il ne m’embrassa pas. Il resta là, suspendu à mon souffle erratique
— Si tu veux ma langue… il faudra le mériter.
Je n’en pouvais plus. J’étais toute à lui, soumise et délirante. La ruelle vibrait d’une tension presque électrique. Les sons de la ville, au loin, étaient comme noyés dans le battemement sourd entre mes cuisses.
Il recula d’un pas, me laissant pantelante contre le mur, les cuisses ouvertes et le jouet vibrant toujours en moi. Mes mains se sont agrippées à la pierre, comme pour ne pas tomber.
— Tu restes là. Ne bouge pas.
Il s’éloigna un instant. Je crus devenir folle. L’air frais, le bruit de ses pas, mon propre souffle désordonné… tout me ramenait à cette attente insoutenable. Puis je le vis revenir, tenant une chose dans sa main. Des menottes.
Mon ventre se contracta violemment. Je devinais déjà la suite. Il était temps. Je n’étais plus que désir, jouet ouvert au plaisir sombre qu’il allait m’offrir.
Ses doigts ont frôlé ma nuque, puis mes poignets. J’ai senti le froid du métal contre ma peau brûlante. Les menottes claquèrent doucement, comme une sentence intime. Mes bras relevés, attachés à une grille rouillée contre le mur. Mon souffle s’est brisé.
— Tu ne bouges pas, tu m’obéis, murmura-t-il en resserrant les menottes. Sinon je te laisse là, tremblante et vide.
J’ai fermé les yeux, frissonnante de plaisir et de soumission. Le plug anal vibrait toujours, sourd et profond, comme un rappel constant de mon abandon. Je n’étais plus qu’une proie offerte, exposée dans cette ruelle sombre, arrosée de lumière sale et d’humidité nocturne.
Il s’agenouilla devant moi sans un mot. Ses mains remontèrent le long de mes cuisses, fermes, possessives. J’étais déjà trempée, mon sexe palpitait, gonflé par l’attente et la vibration interne. Il le sentait. Il le savait.
— Tu es sale… tellement excitée. J’adore ça.
Ses lèvres frôlèrent ma peau. Un baiser, juste au-dessus de ma cuisse. Puis un autre, plus lent, plus chaud. Et encore un, à la lisière de ma robe retroussée. Mon ventre se contracta sous la caresse de son souffle.
— Tu veux que je te lèche ?
— Oui… s’il te plaît…
— Je veux t’entendre supplier.
Sa voix était grave, teintée de menace douce. Mon corps entier vibrait, entre les menottes qui me retenaient et le sextoy toujours actif dans mon anus, chaque seconde devenait insupportable. J’ai levé les hanches, offerte.
— Je t’en supplie… lèche-moi… je… je n’en peux plus.
Il grogna légèrement, satisfait. Puis sa langue glissa entre mes lèvres intimes, chaude, précise, presque cruelle. J’ai crié doucement. Un son étouffé par la ruelle, absorbé par les ombres. Il jouait avec moi, sans hâte, dessinant des cercles lents sur mon clitoris gonflé, humidifiant mes plis déjà ruisselants.
— Tu goûtes le vice, chuchota-t-il. Une vraie petite salope bien dressée.
Il s’arrêta net. Me laissant là, pantelante, convulsant presque. Mon sexe contracté implorait la suite. Je tirais sur les menottes, en vain. Il se leva, ses doigts glissèrent sur ma gorge en remontant.
— J’ai envie de toi. Là. Maintenant. Mais pas encore.
Il sortit un lubrifiant de sa poche. Une pression légère sur sa main, puis ses doigts revinrent entre mes fesses. Il massa doucement l’entrée, là où le plug vibrait encore. Une pression, un frisson, une onde de plaisir intense me traversa.
— Tu l’aimes, ton petit jouet dans le cul ?
— Oui…
— Tu veux que je le retire ?
— Non…
Il rit doucement, amusé par ma réponse. Ses doigts remontèrent, trempés de mon propre désir. Il les porta à sa bouche.
— Tu goûtes le sexe. Le vrai. Celui qui n’a pas honte d’être sale.
Il me fixa, droit dans les yeux, puis approcha ses lèvres des miennes. Cette fois, il m’embrassa. Profondément. Un baiser langoureux, mouillé, qui me renversa. Je gémissais dans sa bouche, les chaînes cliquetaient sous mes mouvements involontaires.
Ses mains glissaient sur moi, partout, comme s’il dessinait chaque courbe pour mieux s’en souvenir. Il se recula enfin, lentement, me laissant haletante contre le mur, les jambes tremblantes.
— Je vais te pénétrer. Mais pas comme tu crois.
Il attrapa une petite boîte noire dans sa veste. Un deuxième jouet. Un petit œuf vibrant, lisse, brillant. Il l’ouvrit. Le lubrifia lentement devant mes yeux. Puis, d’un geste précis, le fit glisser en moi, là où j’étais déjà trempée.
La vibration fut immédiate. Différente du plug. Plus rapide, plus aiguë. Mon corps convulsa. Deux vibrations, deux foyers de plaisir qui se répondaient. Il me regardait, fasciné.
— Tu es magnifique… offerte, tremblante, enchaînée à ton plaisir.
Je n’arrivais plus à parler. Juste des soupirs, des gémissements. J’étais une histoire BDSM vivante, soumise à son désir, à ses jouets, à ses caprices.
Il glissa une main sur ma gorge, lentement, puis desserra les menottes. Mes bras tombèrent, engourdis. Il me rattrapa avant que je ne m’effondre.
— Tu vas marcher. Avec ça en toi. Jusqu’à la voiture.
— Je…
— Pas un mot. Si tu t’arrêtes, si tu retiens un gémissement… je t’attache au capot et je te baise là, devant tout le monde.
Son ton n’était pas une menace. C’était une promesse. Mon ventre se contracta de nouveau. Je rassemblai mes forces, mes cuisses moites, mes jambes tremblantes. Il remit ma robe en place, lentement, arrangea mes cheveux, puis recula d’un pas.
— Avance. Je te regarde.
Je fis un pas. Les deux sextoys vibraient en moi, en cadence, en duel. Chaque mouvement réveillait mes chairs, chaque pas envoyait une onde de plaisir direct dans mon clitoris, mes fesses, mes reins. J’avais l’impression de marcher nue, offerte à tous les regards invisibles de la nuit.
Il me suivait, silencieux, prédateur. Dans la ruelle, le bruit de mes talons se mêlait au cliquetis discret du métal, à mes gémissements à peine contenus. Je n’étais plus qu’un pantin de désir, un théâtre ambulant de plaisir interdit.
Arrivée à l’angle, il me rattrapa. Sa main attrapa ma nuque, m’immobilisa contre un mur plus clair, plus exposé. Là, au bord de la rue. Il me souleva légèrement, colla son bassin au mien. Je sentis la forme dure de son sexe gonflé contre mon ventre.
— Tu sens ? Ce que tu me fais ?
— Oui…
— Tu le veux ?
— Maintenant…
Il me plaqua plus fort. Les vibrations redoublèrent. J’étais à la frontière, en feu. Il approcha sa bouche de mon oreille, souffla :
— Si tu jouis maintenant… je t’enlève tout. Et je te laisse toute seule ici. Trempée. Inassouvie.
La menace me fit frissonner. Je mordis ma lèvre, tentant de contenir la vague. Mais ses mains étaient partout. Sa bouche, son souffle, le métal contre mes poignets encore marqués… j’étais prise au piège.
— Tiens bon, putain… ne jouis pas encore. Tu veux ma queue ? Alors prouve-le.
Il me relâcha, me laissa tomber contre lui, pantelante. Mon regard croisa le sien : noir, dilaté, brûlant.
— On va rentrer maintenant, salope. Et là…
Il glissa deux doigts en moi, lentement, les retirant aussitôt, brillants de mon excitation dégoulinante.
— …je vais te démonter. Comme tu le mérites.
Il m’a poussée contre la portière de sa voiture, mes mains toujours tremblantes, mon corps vibrant de partout. Il m’a regardée un instant, comme s’il voulait graver chaque frémissement, chaque goutte de moiteur sur ma peau.
— Tu tiens encore debout, salope ?
Je n’ai pas répondu. Mes jambes fléchissaient sous les secousses internes. L’œuf vibrant pulsait en moi, rapide, insistant. Le plug, toujours ancré, envoyait des ondes sourdes jusque dans mes reins.
Il ouvrit la portière arrière et m’y fit entrer. À peine assise, il me repoussa sur la banquette. Mes cuisses s’ouvrirent d’elles-mêmes, comme si mon corps avait abandonné toute volonté propre.
Il se glissa entre elles, défit sa ceinture, abaissa juste assez son pantalon pour libérer son sexe. Épais. Gonflé. Prêt.
— Tu l’as mérité maintenant.
Il retira l’œuf d’un geste lent, me faisant gémir d’un vide presque douloureux. Puis d’un coup de hanches, brutal et précis, il me pénétra.
Je hurlai. Pas de douleur. Juste cette décharge brûlante, animale, qui me traversa du bassin jusqu’à la nuque. Mon sexe l’aspira, affamé, contracté par les vibrations précédentes. Il poussa encore, fort, profond, me clouant à la banquette.
— Tu veux jouir maintenant ?
— Oui… oui, putain, je t’en supplie…
Ses coups de reins se firent plus rapides, plus puissants. Chaque va-et-vient me faisait perdre un peu plus pied. J’étais moite, offerte, déliée. Mes seins bondissaient sous ma robe, mes talons cognaient le cuir de la portière.
— Alors jouis. Maintenant.
Il se cambra, me saisit par la gorge. Et là, dans un cri rauque, mon corps explosa. Un orgasme fulgurant, profond, m’arracha à moi-même. Je tremblai, convulsai, mes cuisses se refermant sur ses hanches comme pour ne plus jamais le laisser sortir.
Il grogna, planta ses doigts dans mes hanches et jouit à son tour, enfoncé au plus profond de moi, brûlant, vivant, sauvage.
Le silence retomba. Seul restait le souffle. Le sien. Le mien. Entrelacés.
Il se retira lentement, caressa ma joue, puis referma ma robe avec une douceur inattendue. Son regard s’était adouci, mais sa main restait ferme.
— Tu vois ce que tu provoques ?
Je hochai la tête, incapable de parler. Il m’embrassa doucement, puis sortit de la voiture. L’air frais me gifla.
Il revint quelques secondes plus tard avec une petite lingette parfumée. Il nettoya mes cuisses, mes lèvres intimes, avec une lenteur presque tendre.
— J’aime quand tu es sale. Mais j’aime aussi te voir propre. Prête pour la suite.
— La suite ?
Il sourit, ouvrit la boîte à gants, et en sortit un petit sachet.
— Demain soir. Même heure. Mais cette fois, tu porteras ça.
Il me montra un plug anal vibrant noir, orné d’un bijou en verre. Mon ventre se contracta aussitôt.
— Et je t’attacherai au lit. Pas de ruelle. Pas de murs froids. Juste nous. Et des heures à te faire jouir… ou pas.
Je souris, mordis ma lèvre inférieure. Une chaleur douce me reprit entre les cuisses, malgré la fatigue, malgré la tension encore présente.
Il me tendit la main. Je la pris.
— Rentre chez toi. Repose-toi. Nettoie tes jouets. Et surtout…
Il approcha ses lèvres de mon oreille.
— …ne te touche pas. Tu es à moi. Jusqu’à demain.
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– Jérémie M.
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